Jeudi 23 août 2007

Ce matin, tout l'hotel vivait une effervescence bien particuliere. Les guichetiers guichetaient a toute blinde, les femmes de menage menagaient avec ardeur, les cuisiniers cuisinaient avec amour... Bref, une journee qui sentait fort la journee pas comme les autres.

Assis dans la cours de l'hotel a potasser mes cours (et oui j'ai pris une bonne resolution ce matin), je ne pouvait m'empecher de lever les yeux pour contempler cette drole d'ambiance en me demandant ce qui avait bien pu se produire pour mettre tout le staff dans un tel etat.

La reponse m'est arrive sous la forme d'une bonne femme a l'air autoritaire cache sous un epais sourire de joie communiste. Elle etait entouree par une cohorte d'employes faisant des courbettes et multipliant les formules de politesse. Quand je l'ai vu j'ai vite reconnu les photos de la patronne affichees dans l'escalier. Faut dire que c'etait pas trop dur de la reconnaitre avec son brassard rouge a l'epaule, tel un chef militaire planifiant la prochaine attaque salariale avec un soin tout particulier. Qui va rester ? Qui va degager ? Qui merite une augmentation ? Les plus beaux leche-culs seront les mieux recompenses.

Et bien sur, ca n'a pas loupe ! Un employe a jete un oeil sur mon cahier et m'a aussitot envoye le plus confuceen des sourire. Il a ensuite pose une main paternelle sur mon epaule et a commence a lire mes phrases memo assorti de petits commentaire du genre "ce garcon est merveilleux, il est le symbole de la reussite de notre pays et du brillant avenir qui l'attend" (en fait j'ai pas tout compris mais ca avait l'air vachement elogieux et solennel). Ni une ni deux, trois autre employes, qui n'avaient decidement pas envie de laisser au premier tout le prestige de pouvoir contempler mon travail sous les yeux attendris de la patronne, rappliquent. Les voila qui m'offrent leur service de correcteurs pendant les deux ou trois minutes que la patronne a passe dans la cour. Puis elle s'est enfin decidee a partir emportant avec elle tous ses admirateurs et me laissant seule avec un cahier entierement corrige.

Ah ouais, les visites de la patronne ca rigole pas...



Bon et puis comme j'ai encore un peu de temps et que je me sens bien dans ce cyber, berce par les coups de cris argneux d'un chinois qui n'a pas l'air de beaucoup aimer le jeu video auquel il joue. Je vais tenter de vous traduire le contenu d'une carte publicitaire qu'on m'a remis dans la rue recemment et qui m'a particulierement seduit :

"Voulez-vous faire partie du Club Beautiful ?

Notre communautee online vous propose des rencontres avec des gens ineressants, beaux et attirants !

Vous passez trop de temps a virer les utilisateurs moches sur les sites de rencontre en ligne ?

Nous les filtrons pour vous !

Seulement un pretendant sur 10 est accepte pour devenir un membre du Club Beautiful !

Serez-vous assez beau ?

www.clubbeautiful.cn "


C'est vrai quoi ! Nous autres beaux, nous en avons marre d'etre pourchasse ou que nous allions par les moches. N'en avez vous pas marre de croiser des moches dans la rue, de partager nos lieux publiques et meme nos toilettes avec des moches. Revoltons-nous pour une nouvelle apartheid beaux/moches !

Mercredi 8 août 2007

Salut à toi jeune pèlerin arpentant le net à la recherche de l’Information (avec un grand I). Peut-être as-tu tapé « sexe infantile » sur Google pour te rendre ici, ou as-tu simplement cliqué sur un lien plébiscitant les mérites d’une pilule aux vertus grossissante, ou encore un e-mail te proposant un honnête arrangement afin de récupérer la coquette somme de 5 milliards de dollars US qui ont été volé au défunt père d’une petite orpheline du Burkina Faso. On fait sa pub comme on peut quand on n’a pas les moyens d’afficher de grands bouts de papier dans le métro. Et oui, tu t’es fait avoir ! Car ce site ne parle ni de pédophilie, ni de viagra et encore moins du Burkina Faso.

Encore hier, tu aurais cru tomber sur une de ces épaves du ouaibe, un de ces vieux blogs pouraves qui sévit au fond de l’océan et contribue à faire perdre des millions à de riches investisseurs japonais tout en dégueulassant l’écosystème du net. Mais ce n’est plus le cas car dès aujourd’hui, mon blog reprend du service. Et j’ai mis le paquet sur le concept cette fois-ci.

 

Le concept : vous m’écoutez religieusement quand je parle puis vous déposez avec respect un commentaire élogieux dans la section prévue à cet effet. Ca vous va ? Alors c’est parti !!

 

Voila, je vous situe le contexte. Dans le dernier épisode je quittais péniblement la Chine pour rentrer une année en France suivre encore plus péniblement les cours et épargner toujours plus péniblement les soussous qui me payeront mon prochain voyage. Au niveau des intérims, je crois qu’une seule photo résumera tout (et puis c’est la seule que j’ai de toute façon). La tomate géante :

Si si, c’est moi. Les amateurs reconnaîtront sans doute mon formidable déhanché.

 

Et puis les cours… Alors que dire ? Pas grand-chose je crois. Après une année brillante comme le crane d’un chauve, j’ai finit par toucher une bourse pour l’université de Chengdu et c’est parti. A une semaine du départ, je suis en plein préparatifs. La moitié de mon sac de voyage est dédié à l’essentiel : spasfon, smecta et capotes. Si vous avez ces trois choses, vous pouvez vivre en Chine sans danger aussi longtemps que vous voulez. Le reste du sac est dédié au superflu.

 

Me voila prêt !

Mercredi 4 octobre 2006

Me revoila en France. Je retrouve le vieux clavier avec ses accents et son "q" odieusement placé à la place du "a", les discutions franchouillardes qui commencent par "qui va-t-on choisir entre sarkosy et le pen?" et qui finissent par "qui va gagner entre Paris et Marseille?", la demi-baguette pas trop cuite et le saucisson...

A la suite de nombreuse demandes (ou plutot de deux personnes qui m'ont demandées plein de fois), je me lance dans le dernier chapitre du blog, celui de la fin et du retour. Si j'ai mis si longtemps à le pondre c'est avant tout parce que c'est jamais chouette de parler de quelque chose qui était bien mais qui est fini.

J'avais donc abandonné au moment ou je quittai Pékin pour la troisième fois et que je retournai à Chengdu pour la deuxième fois...

Comme vous le voyez j'ai fait l'aquisition d'une sacrée bécane pour mon dernier jour à Pékin. Le chauffeur est à l'arrière et il a sous son aisselle un sacrée ptit bout d'meuf. Hé oui vous avez bien vu ! C'est Alice du frenchovitz band rencontré à Kunming. Je les ai retrouvé pour leur dernier jour en Chine.



De retour à Chengdu, je me suis empressé de faire péter les chéchettes. Ici ils ont celles à la fleur de lotus. C'est une des raisons qui fait de Chengdu la plus belle ville du monde, loin devant toutes ces Venises et ces Paris.



Et voila les nouveaux locataires de l'auberge. Au milieu, avec les appareils photos, ce sont mes deux préférés, Heiss le hollandais qui envoie du lourd et Annisa qu'à plus d'tifs mais qui parlent comme une vrai parigote. Ca fait plaisir quand on n'a pas entendu ça depuis si longtemps.



On a eu nombre de grosse soirées avec le Hollandais qui tappe les 1m 98 et qui chausse du 47.



Grosse soirée dub au Hamp. Le ptit chinois avec le tee-shirt blanc derrière l'ordi, c'est Wang Lei. Un DJ chinois très connu, il a fait plusieurs festivals en France et dans toute l'Europe.



Et puis c'est le retour à Pekin. Une dernière soirée avec le vendeur de camelote qui m'a présenté son étalage de rolex à 1 euro.



C'est avec regret que je dois finir ce blog. Du moins pour le moment. J'espère en pondre la suite l'an prochain. Une longue suite qui devrait durer entre 6 mois et un an. Je fini avec des paroles de Mano Solo. Ca aurait pu être plus joyeux, mais pour le moment je suis en France...

"Que peut-il nous arriver de pire,
que de rester sous cet empire,
cet ennui qui colle à nos destins,
qui fait que tout devient,
toujours bien."

Lu Kehan.

Vendredi 8 septembre 2006

J'ai beaucoup a rattraper, les circonstances et moi-meme avons decide qu'aujourd'hui nous ne ferions rien. C'est pourquoi nous avons decide d'user de l'ordinateur de l'hotel toute la journee.

Ca fait tellement longtemps que je ne me suis plus occuper du blog que j'en avait oublie ou j'en etait. Voyons-voir... Je vous avait quitte a Lijiang il me semble...

En ce qui concerne les derniers jours a Lijiang, il n'y a pas grand chose a dire. J'ai beaucoup traine avec ce japonais de Tommy. Le soir venu il sort exhiber ses tallents de Tai Chi Balls Master. Ca en jette quand meme, et puis ca rapporte. Le dernier soir un investisseur audacieux lui a propose un stage dans une colonie pour enfant. Je me demande ce que ca a donne pour lui...



Et le lendemain j'arrivais a Panzhihua, j'avais quelques apprehension au depart. En fait c'est un peu le Clermont-Ferand chinois. La ville a ete batie de toutes pieces au debut de la revolution culturelle pour fabriquer l'armement suffisant pour botter le cul au japonais. Les usines ont ensuite ete reconverties pour fabriquer de l'electromenager. Quand on arrive c'est assez interloquant, ca ressemble assez au film Blade Runner, il y'a des cheminees d'usines qui ont pousse comme des fleurs, y'a les vieilles cheminees desaffectees, y'a la nouvelle usines toute classe avec sa cheminee en miroir, y'a celles qui crachent des flammes. Je n'ai pas pris de photos de mon arrivee car je n'avais plus de batteries, c'etait le plus beau.



C'est bien beau Panzhihua, mais le dereglement de ma sante mentale m'a fait quitter cet endroit au plus vite. C'est beau les villes industrielles, mais sur les photos. Et puis, pas un touriste, pas un non-han, pas un anglophone. Juste au moi au milieu d'un paquet de chinois qui me devisage comme si j'etait un colon debarque de mon navire depuis la Haute-Europe. C'est tres genant.

Mais finalement a Panzhihua, on se fait des amis, et comme d'habitude il faut se faire des cul-sec a la biere degueulasse pour consolider votre amitie. Le probleme c'est quand on se retrouve au milieu d'une dizaine d'amis' chinois.



Finalement je quitte ce qui n'est pas vraiment le paradis sur terre au bout de deux jours. Pour me retrouver dans le train avec le pire chieur que je n'ai jamais vu. Voila exactement le modele d'enfant unique pourri gate par ses parents. Il hurle partout, au moindre incident il se met a faire la gueule. Mais le pire, ce sont les chinois autour de lui "Ho mais quel amouuuuuur!", "Holala il est si mignon quand il se met en colere!"...

Je lui ai passe mon appareil photo (cruelle erreur, il ne l'a pas lache avant d'avoir use toute la batterie). Apres avoir pris cette photo, il s'est mis a hurler comme un hysterique "Je suis groooooooos!!! Je suis groooos!!", avec un grand sourire. Ici gros, ca rime avec beau.



Arrive a Chengdu. Alors la c'est l'extase. Plus besoin d'aller ailleur, remballer vos tickets pour toutes les autres destinations et venez a Chengdu !



Vu comme ca, ca casse pas des briques mais j'aime bien cet endroit. C'est en face de l'hotel. Je me demande souvent si on peu le prendre ce petit tobogan.



Le petit temple a cote de l'hotel, j'aime bien cet endroit. Y'a pas grand chose a faire mais le decore est vraiment sympa.

Pas loin, on trouve le Grand Bouddha de Leshan. C'est assez impressionnant, alors je vous fait une courte description de parc. La caverne au 1000 Boudhha :



L'escalier aux 1000 touristes :



Le grand Bouddha :



Mais le plus beau, c'etait indeniablement ce que regarde le Bouddha. D'ou le proverbe chinois "quand le sage montre la lune du doigt, l'idiot regarde le doigt".



Et puis il a fallut que je rentre a Pekin pour l'operation "je doit prendre un avion". Operation soldee par une lourde defaite. Mais j'ai quand meme revu ce francais de Raph qui a rate son avion avec son ami Theo. Enfin ca doit etre une histoire comme ca parce qu'ils ont du prendre le train de Moscou jusqu'a Pekin. Nous voila dans les jardin du Temple du Ciel a Pekin.



Le revoila en conducteur americain, fumant sa clope au volant de son Monster Truck.



Notre restauratrice prefere. Une fille qui peut faire la cuisine, essuyer la table, prendre les commandes, parler avec ses amis, appeler les clients potentiels... tout ca en meme temps. Une sacree boule de nerfs.



Et puis finalement le groupe de potes s'est aggrandie du fait du surnombre de francais logeant a l'hotel. Voici Florian, membre a vie de la FFEL (Federation Francais d'Envoyage de Lourd). D'ailleurs, vous ne trouvez pas qu'il envoie du lourd le costume ?



Et on a finit par une petite soiree karaoke entre francais, gros delire.



Avec ces droles de loustiques, on est alle voir la Muraille.



On a bu de l'alcool de serpent, de lezard et de sexe de tigre, j'ai du mal a croire que ce soit vraiment du sexe de tigre. Alors je suis aller interroger le patron dans le style discret et amicale : "Naaaaan ! Me la fait pas a moi mon ami. Du sexe de tigre j'en mange tous les midi, avoue que c'est des racines ton truc...". Mais il n'a pas avoue, je ne saurait probablement jamais.



Et puis apres avoir legerement force sur le sexe de trigre, le restaurateur nous a emmene visiter les cuisines. Attention ca envoie du lourd.



Voila, ca sera tout pour ajourd'hui. Je vous donne juste une petite photo choc d'un gamin de la rue que je ne savais pas ou classer.



Lu Kehan.

Lundi 28 août 2006

Je me levai ce matin de bon pied pour rentrer en France. Tout va bien, pas de retard, j'arrive a l'aeroport une heure et demi en avance. Je me lance dans la file d'attente de validation des bagages et la c'est le debut de la galere...

Ce qu'il faut savoir c'est que les bagages ici, sont controle avec une precision millimetrique. L'enregistrement et donc une entreprise tres longue. De plus, la file d'attente est d'une longueur a l'echelle du nombre d'habitants. Tout ca reuni, ca donne un hall assez monstrueux ou on se fait sans cesse bousculer.

Je entreprend donc de commencer une file d'attente. Une bonne demi heure plus tard, j'arrive devant la bonne femme qui me hurle dans les oreilles que c'est pas la, et elle me montre une autre file. Calmement, je me relance et c'est repartit pour 20 minutes. Quand j'arrive au bout, on m'en indique une autre. Pour moi c'est le debut de la crise de nerfs. Je cours vers la troisieme file en regardant ma montre. Et c'est repartit ! Quand j'arrive on m'explique que c'est trop tard. Je commence a gueuler sur la pauvre employer que son aeroport et merdeux et que je vais le racheter et je commencerait par la virer...

Bref, les negociation echoue. Je me lance alors dans l'entreprise de changer mon billet. Nouvelle file d'attente, nouveaux delire. C'est deja plus rigolo, y'a plein de gens enerves, je me sens moins seul. Et la on m'annonce qu'il ya des billets le 10 et que je dois payer 200 euros. Je lui demande si elle plaisante. Elle me repond qu'elle ne plaisante jamais avec les clients. De toute facon c'est deja trop tard. Le 13, me dit elle, il y'a des billets a 70 euros. Alors c'est partit.

Me voila donc en Chine pour deux semaines de plus, je mentirait si je disait que j'etait totalement degoute. Mais je m'excuse 1000 fois pour tout ce que je devait voir et a qui j'ai foutu un lapin. La vraiment je me sens bete...

Voila, en dehors de ca je pense disparaitre deux semaines a Chengdu. Et encore desole.

Lu Kehan.

 

Ca peut servir...

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