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Nous avons passes quelques journees sympatiques. Je vais tenter de resumer ca en quelques mots mais vous ne saurez jamais tout car vous n'y etes pas ! On va commencer par le debut, c'est
mieux...
Nous nous sommes accoutume a l'hotel, c'est un lieu sacrement british. Je ne les aime pas trop. Mais comme j'ai de la pitiee pour Charles qui en a marre de me voir tchatcher le
zhongnizhuzaigouji, j'accepte parfois de leur lacher un "hello" meprisant.
Heureusement nous avons vecu une formidable soiree. Nous voulions aller a la "Propaganda", la fameuse boite dont je parle tant depuis pres d'un an et que tout mes proches connaissent comme si
c'etait en bas de chez eux. Nous avons mange un canard laque avant. Avec un kouya dans le bide, la soiree est deja a moitie reussie. Seulement, des que nous sommes sorti nous avons senti les
premieres gouttes d'un orage. D'apres notre experience de la nuit precedente, nous avons donc file dans le premier rade qui s'offraient a nous. A l'entree d'une boite, des serveuses nous ont
accostes en prononcant la phrase "open bar for beer". J'ai donc demande a mon interprete d'ami ce que voulaient dire ces sauvageonnes. Il m'a dit que ca signifiait "啤酒不用钱". Pourquoi ne pas
l'avoir dit simplement ? Ni une, ni deux, on raque les 30 kuai et on rentre...
A l'interieur, a part quelques serveurs et la presence du neant, y'a pas grand chose qui vit. On commence a se dire qu'on a ete pris pour des cons. Quand la fille revient me dire qu'il faut
encore crasher 30 kuai, on est maintenant certains d'etre des cons. Mais comme je tient a sortir la tete haute, je fait jurer au serveur qu'apres ca j'aurai la biere a l'oeil. Il confirme. A
partir de la, il a deja perdu...
On commence a jouer au jeu des "des ganbei" (je l'appelle comme ca). C'est facile : on lance des des et quand on perd on boit. On a tous beaucoup perdu. Pendant ce temps la boite se remplissait.
Et puis je tourne enfin la tete et je vois une gogo danceuse en train de nous faire son numero sur le podium. En fait c'etait pas un piege a con !
Grosse soiree, j'offre la biere a toute la boite, le serveur enflamme le bar, y'a un employe qui appuie sur le bouton du pousse-mousse quand on se lave les mais aux toilettes... Delire !
On s'en tire avec deux nouveaux potos. Des vrais chinois avec de vrais tetes de gangsters. Resultat, on finit a damer des brochettes dans la rue (la brochette n'est pas la femelle du brochet).
L'heure passe on parle de tout, philosophie, mathematiques, cul... Finalement on finit avec deux sacres rigolos a rappeler le lendemain pour se faire le France/Bresil ensemble.
Au passage vous noterez la carte de police de notre ami qui est aussi fausse que les 500 paquets de Marlboro qu'il veut a tout prix me vendre. Ils sont fous ces chinois !
L'avenir voudra que le lendemain, le match soit diffuse a 3h et non 2h. Premier pari gagne : Charles me doit 10 kuai. Mais aussi que la France tue le Bresil : Wu me doit 50 kuai. Je vais me
reconvertir dans les paris moi...
Kehan.
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C’est un de ces moments où on ne sait pas si le temps passe trop vite ou trop lentement.
Finalement il doit se compenser, c’est peut être un des seuls instants ou le temps a sa vraie durée. On ne sait pas trop si on doit être heureux ou triste. Mais en tout cas on est vachement
stressé. On se dit que tout va bien se passer mais on a toujours peur d’oublier quelque chose. Et puis quand on se rassure en se disant que tout ira bien, il y’a toujours un adieu pour vous dire
« surtout fait attention à toi ». Et ça recommence : si j’attrape une maladie grave, si je perds ma carte bleue, si je suis fusillé sur la place Tiananmen… le flippe !